Pantalonnades circus

Publié le 27 Février 2013

Je vous fiche mon poulet qu’à force de pantalonnades, notre vieille République va se retrouver au vestiaire et peut-être même se prendre une déculottée !

Tiens, commençons par le mariage des homosexuels.

Thierry Le Luron, qui a hélas disparu des radios et des écrans sans doute parce qu’il était de droite, Le Luron donc et Coluche avaient mis en scène leur mariage inspiré des meilleurs tableaux de « La cage aux folles ». Et bien la réalité dépassant toujours la fiction et le ridicule ne tuant plus, une minorité d’homosexuels marginaux revendique de pouvoir rejouer le rôle, «pour de vrai » cette fois, histoire de faire croire qu’ils sont comme tout le monde alors qu’ ils ont choisi d’être autrement, ce qui est respectable. Respectable, mais certes pas facile à vivre car, dixit Brassens, « les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux ».

Mais voilà, dans la confusion de notre époque, on veut être différent et original mais jouir du statut de Monsieur Toulemonde. C’est l’agent secret qui écrit ses mémoires pour être reconnu comme James Bond, ou l’homme de pouvoir qui veut être au dessus des autres mais profiter aussi de la liberté que l’anonymat confère au quidam !

Autre pantalonnade affligeante, l’élection, il y a quelques mois, du Président de l’UMP.

Hormis les déclarations concomitantes des deux candidats proclamant leur victoire dans la droite ligne des meilleures Républiques bananières, le comble a été atteint par le président de la Cocoé, acronyme exotique et chantant désignant la commission de contrôle des élections du dit parti, Monsieur Gélard (et la manière, vous allez voir !), un grand spécialiste du droit de l’Union Soviétique, qui face à de multiples irrégularités mettant sérieusement en cause les résultats de cette élection très serrée a décidé… de ne rien décider pour ne pas contrarier l’expression du suffrage démocratique pourtant si peu démocratique : comme Ponce Pilate, cet homme a de l’avenir ! Et ce n’est pas fini. Voilà que de foutues voix de Walis et Futuna et d’autres îles réunies auraient échappé aux filets de la Cocoé et feraient vainqueur le perdant, Monsieur Fillon, qui sans coup férir renonce à la place à condition qu’elle soit donnée à son ami Juppé…qui réfléchit à la conduite à tenir !

Une pantalonnade à se taper le fondement par terre, qui s’est terminée provisoirement par la confirmation de l’élu mal élu et la nomination aux principaux postes de l’UMP d’une hiérarchie bicéphale représentant les deux protagonistes ! Ce n’est plus l’aigle mais l’âne à deux têtes !

Enfin, pour terminer en beauté, allons au vaudeville, domaine de prédilection des pantalonnades de tradition, celles qui ne font pas un pli !

Rappelons d’abord les aventures de Mademoiselle Pulvar qui nous a annoncé par SAAMS qu’avec Monsieur Montebourg, c’était fini, ne faisant d’ailleurs qu’imiter petitement notre ancien Président de la République qui avait proclamé en pleine conférence de presse Elyséenne « qu’avec Carla, c’est du sérieux ».

Est-ce que notre ministre du « redressement productif », qui n’hésite pas à payer grandement de sa personne pour réveiller l’industrie française, aurait fait preuve dans sa relation sentimentale d’un redressement productif insuffisant ? Il est vrai qu’on ne peut pas toujours être au moulin et à la foire. Heureusement, ce ne semble pas être le cas puisque Audrey Pulvar a déclaré dans un article pourtant intitulé « Je suis plutôt mal barrée » vouloir simplement retrouver son indépendance pour se consacrer, corps et âme, à son métier de journaliste: nous voilà rassurés sur les performances de notre fringant ministre.

Mais ce poulet serait bien esseulé sans la compagnie du plus célèbre des cochons, celui qui hante de son groin fouilleur et insatiable la presse parisienne de Saint-Germain-des-Prés, après avoir fréquenté la même soue qu’une chroniqueuse experte, quoique «gauche » à souhait.

Nous ne parlerons pas de la prose plate ou rebondie de l’auteure (vous avez remarqué combien ce E réglementaire est pourtant incongru à la fin du mot « auteur», mais souligne bien le malaise et la confusion de notre temps ?), nous n’exercerons pas non plus notre flair pour apprécier la « verrat-cité » de l’aventure relatée, la 17ème chambre (ici la bien nommée!) correctionnelle a tranché « dans l’art », comme on dit avec l’accent Vosgiens, mais nous nous étonnerons que la Société Protectrice des Animaux n’ait pas encore intenté une action en dommages et intérêts contre une œuvre qui traîne dans la fange l’animal le plus intelligent et généreux de la ferme. Car enfin, il n’y a nulle perversité, nulle immoralité, nul exhibitionnisme dans cette créature ancestrale qui a été le symbole de nos ancêtres les Gaulois : le cochon fait partie de notre patrimoine et doit être protégé, par Toutatis !

Ah ! Tout ça ne vaut pas un clair de lune, naturellement !

Chat Papillon au naturel !

Chat Papillon au naturel !

Rédigé par Pierre Lours

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