On rase gratis !
Publié le 26 Mars 2013
Je vous fiche mon poulet cher lecteur, que si ça continue, les Français vont bientôt réaliser qu’ils payent cher pour consommer gratuitement !
Tenez ! Le petit quotidien gratuit que les citadins survolent le temps de leur parcours métropolitain, ils le payent par l’attention qu’ils donnent aux encarts publicitaires grassement monnayés. Ils le payent aussi en ingurgitant, sans trop le savoir, des messages politiques favorables à la société mondialisée conforme qui finance ces mêmes publicités ! La boucle est bouclée et les esprits bien ficelés !
Le même piège à neurones avides d’images publicitaires racoleuses fonctionne avec internet où en plus, par la grâce de l’électronique et de l’informatique, notre adresse courriel et nos comportements sont classés, analysés et vendus. Ainsi, comme par magie, nos désirs sont anticipés, attisés, monnayés par le truchement de nos écrans.
Il faut dire que depuis l’édification de l’Etat Providence (à la place de la Providence Divine peut être?), nous avons l’impression de ne pas payer nos soins, l’école de nos enfants, l’utilisation des routes, l’air que l’on respire. Et pourtant, l’Etat dépense après réquisition 56% de la richesse que les Français produisent pour soit disant nous offrir gratuitement tout ces bienfaits. Mais comme on ne paye pas directement et immédiatement, l’impression de ne pas débourser ou d’être somme toute gagnant, nous leurre et nous roule dans une douce pellicule sucrée, façon loukoum Halal, bien évidemment !
Alors comme tout cela ne coûte rien, soyons bons, humains, charitables avec toute la misère du monde (pas avec le voisin de pallier, il risquerait de passer notre porte sans vergogne !) Soyons bons, l’Etat payera nos largesses et notre conscience sera apaisée à moindre coût, du moins le pense-t-on !
En fait, à force de ne plus savoir que l’on paye, à force de vouloir oublier qu’il y a toujours une contre partie, seuls nos droits ont droit de cité, nos devoirs faisant figure d’exigences illégitimes pour ne pas dire, n’ayons pas peur des mots, de protubérances cancéreuses fascistes !
Ah ! A bas nos devoirs ! A bas la bête immonde ! Vive la dette qui maintient artificiellement notre train de vie qui nous entraine vers la décharge des civilisations. Quant aux remboursements, taxons les riches, c'est-à-dire toujours l’autre, et si ça ne suffit pas, qu’ils aillent se faire voir chez les Grecs ou les Chypriotes !
Mais il n’y a pas que nous autres citoyens qui succombons à la facilité. Regardez ces hommes politiques qui veulent les six millions et demi de voix de Marine Le Pen sans avoir à promettre un quelconque changement, quoi que ce soit en retour, sans avoir à donner une petite place à l’assemblée aux représentants de ces patriotes, sans avoir à payer la prix politique que tout démocrate devrait se faire un plaisir de donner, simplement par reconnaissance de l’existence de leurs concitoyens.
Seulement un jour, par la force des choses, il faudra faire la part des choses. La vie d’un être ou d’une société renferme une logique implacable, une sorte de justice mathématique, physique, morale immanente qui se traduit par des évolutions obligatoires ou malheureusement des révolutions sanglantes.
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