Fourzitout à la Macron
Publié le 16 Mai 2017
Après Pompidou avec Beaubourg, Giscard avec le musée d’Orsay, Mitterrand avec la Grande bibliothèque, Chirac avec Branly, Sarkozy …avec quoi d’ailleurs ? et Hollande avec le Musée de l’immigration, notre nouveau Résident de la République se doit de penser dés maintenant quelle trace il laissera dans l’Histoire. Le temps passe vite et les évènements sont imprévisibles.
Et comme la France ressemblera de plus en plus à un vaste camp de touristes venant se rincer l’œil, engloutir et bâfrer, il serait profitable pour notre nouvelle icône, notre Obama blanc à nous, d’attacher son image à un plat populaire lui ressemblant, un plat qui prendrait place aux côtés des choucroute, pizza, couscous, kebab, sushi et autres spécialités bien françaises, comme leur nom l’indique.
La recette est simple.
Prenez une nouvelle cocotte à l’allure moderne qui servira à mitonner puis à servir notre spécialité culinaire. Choisissez en une avec une grande queue facile à prendre en main pour qu’elle ne vous échappe pas : votre banquier le sait bien, on n’investit pas à la légère dans un équipement qui doit durer et passer facilement de main en main.
Beurrer allègrement le fondement de l’ustensile et jetez-y des ingrédients populaires qui représenteront la diversité des désirs Français : à votre guise vous choisirez des légumes faciles à préparer, des viandes attendries, des épices exotiques, enfin un mélange roboratif et goutteux, sucré et salé, constituant un plat unique capable de contenter facilement le plus grand nombre et surtout les plus goulus et les plus remuants.
Tout au long de votre préparation, vous devrez vous demander si en touillant votre moderne tambouille, vous faites société, vivre ensemble, diversité cosmopolite, Eurobéattitude, tout-le-monde-il-est-gentil ? Méfiez-vous de ne pas faire franchouillard, de la ramener avec nos traditions, notre savoir-faire, notre art culinaire français, vous risqueriez de vexer nos frères du monde qui ont soufferts sous notre civilisation construite à coup de colonialisme criminel.
Au moment de servir, faites savoir que votre plat fera oublier la vieille cuisine que l’on nous ressert régulièrement : fini les recettes alambiquées, les recyclages des vieux restes, place aux papilles nouvelles libérées des goûts aliénants.
« Transgraissons », vive la table rase… gratis pour tous, vive le Fourzitout !
Et comme disait Coluche, Bande d’abrutis, pardon… Bon appétit !
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