Credo COP

Publié le 12 Décembre 2015

La vérité scientifique doit se plier aux injonctions politiques et aux désirs de l’homme nouveau : qu’il y ait eu des variations prouvées et majeures en chaud ou en froid dans l’histoire du monde en dehors de toutes activités industrielles n’a pas d’importance ! Les légères variations des températures observées au 20 ème siècle (+ 0,8°) sont le fruit de la puissance humaine ! Et ce n’est pas parce que depuis 1998 la température est stable alors que pourtant le volume de CO2 continue d’augmenter et que seul 6% du CO2 est produit par l’homme que l’on doit remettre en cause cette croyance ! Il n’y a aucune raison d’ébranler nos certitudes apocalyptoclimatiques !

Qu’on se le dise, une fois pour toute ! L’homme est le maître de la nature. Il est plus fort que le soleil. Il a le pouvoir de modifier le climat, de changer le temps, en bien comme en mal. L’homme est la synthèse abouti de Dieu et du Diable au travers de la puissance négative de l’homme occidental et de la puissance positive et salvatrice de l’homme universel tiers-mondialisé ! Voilà donc enfin réalisé le vieux rêve qui hante toutes les civilisations et orne les légendes : l’homme est tout puissant, plus fort que Diable, plus sauveur que Dieu !

Mais pour se hisser à cette hauteur, l’homme doit expier. Surtout les occidentaux et plus particulièrement la masse : il va de soit que les politiciens des nations et des organismes internationaux touchés par la grâce écologique conduiront la liturgie expiatoire en édictant des mesures contraignantes leur permettant de retrouver leur puissance perdue et de se poser en Noé moderne, sauveur du futur migrant climatique qui devra être accueilli les bras ouverts, comme Merckel en une de Times magazine ! Il va de soit aussi que les religions en profiteront pour redorer leurs bannières en participant à cette castration de l’homme trop industrieux et pas assez agenouillé devant les prélats. Sans compter que les grands groupes industriels et les puissances financières récupèreront les impôts collectés pour la bonne cause afin d’ augmenter leurs profits grâce aux ventes d’ équipements d’énergies renouvelables financés à coup de subventions et d’augmentation de la note d’électricité et de gaz du quidam soumis par les prophéties mobilisatrices de la fin du monde.

Jusqu’à quand cette mascarade musellera-t-elle les foules ? Il est vrai qu’on leur fait croire qu’ils sont les sauveurs de la planète, c’est valorisant quand on a bien du mal à élever ses enfants dans ce monde déboussolé et à joindre les deux bouts.

Patience, la réalité a toujours le dernier mot, même si à force d’attendre, il s’écrit dans le sang et les larmes.

Post-scriptum :

Bel à-propos de la langue anglaise: " il's not much cop ! " que l'on peut traduire par "ça ne vaut pas la peine!".
En effet, ça ne vaut pas la peine toute cette débauche de délégations déplacées, de réunions à ralonge, de propagandes assourdissantes et abrutissantes, de voeux pieux prétendant engager la planète jusqu'à la fin du siècle, alors que nos pauvres politiciens ne sont pas fichus de conduire une politique à long terme, obnubilés qu'ils sont par le futur sondage ou, au mieux, la future élection !

Par ailleurs "cop" c'est "flic" en anglais.
Là aussi ça colle à la peau de nos sauveurs de l'humanité, ces dames patronnesses d'un nouveau genre qui saisissent tous les moyens d'exercer leur pouvoir pour nous emmerder, nous castrer, nous changer, pour nous faire plier à leurs désirs totalitaires d'instaurer une société où ils seront les grands prêtres tout puissants. Nous n'avons pas besoin de ces gauchistes ou anarchistes recyclés pour mieux vivre en harmonie. Au contraire !

Rédigé par Pierre Lours

Publié dans #politique

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