Demandez Laberration !

Publié le 28 Novembre 2013

Je vous fiche mon Poulet que c'est au pied du mur que l’on juge le maçon.                             Ce sera donc à l’aune du traitement journalistique que Libération a réservé à l’agression terroriste dont il a été victime dernièrement que nous jugerons ce journal.

 

A tout seigneur tout honneur, commençons donc par son directeur de la publication, Nicolas Demorand.

Dans son éditorial publié le 19 novembre, le lendemain des faits, retenons deux sublimes pensées caractérisant la très haute opinion que son directeur a de son journal : « les policiers ont travaillé toute la journée à reconstituer cet acte odieux, barbare, cette profanation » : profanation ! Libération est donc élevé au niveau du sacré et je suppose que son directeur en est le Pape !

Plus loin, on apprend que « où nait une démocratie nait, dans son sillage, le sublime tumulte de la presse » : là encore notre Demorand emprunte au religieux la sublimation, pour conforter la position sacré et donc sanctuarisée de son canard : Jean Paul Sartre doit en ribouler de plaisir, et Lazaref pouffer de rire, lui qui, pour calmer ses journalistes, leur rappelait que ce qu’ils écrivaient aujourd’hui servirait demain à emballer le poisson !

Autre phrase éclairante qui vient conclure un article signé Lazard, Mouillard et Piquemal    ( les pieds nickelés de Libé?) un papier où les auteurs racontent cette journée particulière et leurs difficultés à « se mettre au maximum dans un cadre normal » : « En fait, le journaliste n’aime pas parler de lui.» Tiens tiens ! Auraient-ils le sentiment d’être l’arroseur arrosé, celui qui est forcé de voir combien sont éloignés les faits de l’image journalistique qui est sensé les reproduire ?

Mais pour conclure ce numéro de haute voltige, citons la phrase de résumé qui est inscrite dans l’encadré intitulé « L’essentiel » : « Un assistant photographe de 23 ans a été grièvement blessé par un tireur fou dans l’entrée du journal ». Ainsi, avant toute conclusion de l’enquête, la vérité est connue, la messe est dite pour rester dans le religieux : seul un fou pouvait s’attaquer à Libération, ne percevant pas le sacrilège inqualifiable qu’il allait commettre.

 

 

Le numéro du 22 novembre viendra évidemment corroborer la thèse de la folie : ils ont du pif nos Rouletabille sartrien !

 

Dans l’édito, Rousselot déclare qu’en 1994, lors de la cavale meurtrière de Rey et Maupin, « Dekhar avait été décrit comme un personnage perturbé, mythomane ». D’ailleurs Géraud et Rivière concluent leur papier en mentionnant que dans la voiture de Dekhar      « les enquêteurs découvrent des courriers confus ». Et pour faire bonne mesure Tourancheau site le Procureur de Paris, digne et zélé représentant du ministre socialiste de la Justice : Dekhar tient « un raisonnement confus qui tourne autour d’un complot qui viserait à faire revenir le fascisme à travers l’action des média, des banques, la gestion des banlieues.». Dans son délire, le suspect accuse les médias de se livrer « à une manipulation de masse » qui consiste à « faire avaler aux citoyens des mensonges à la petite cuillère. » Et Tourancheau de terminer le portrait de Dekhar par cette sentence        « l’espion raté a enfilé sa tenue kaki pour prendre sa revanche, fusil au poing ». Ah si seulement Dekhar était un ancien Légionnaire !

 

Ainsi le militant de l’ultra gauche est devenu fou : pensez donc accuser Libération, ce quotidien mètre étalon de l’objectivité, de « faire avaler aux citoyens des mensonges à la petite cuillère », il faut vraiment avoir perdu la raison ! Tout le monde sait, qu’avec la très grande majorité de la presse, Libération ne nous impose jamais un politiquement correct forcené servant à l’envie les dogmes de la mondialisation, du tiersmondisme, du multiculturalisme, de l'immigrationisme, du laïcisme, de l’art comptant-pour-rien, et j’en passe !

 

Allez, déclarons le terroriste Abdelhakim Dekhar irresponsable, ça évitera de faire le procès des terroristes de gauche et attendons d’avoir un commode terroriste d’extrême droite pour faire sonner les hautes valeurs des droits de l’Homme !

  Ah, tout ça ne vaut pas Robespierre sous un clair de lune en croissant, façon couperet de guillotine !

 

 

 

Demandez Laberration !

Rédigé par Pierre Lours

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