Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !

Publié le 20 Février 2016

Le 17 février, au Mexique, le pape François a proclamé que les migrants ont des droits.

Le pontife doit maintenant aller jusqu’au bout de ses croyances politiques pour que cette forte parole ne reste pas un vœu pieu destiné seulement à dorer le blason pontifical en lui attirant les bonnes grâces journalistiques. Il est maintenant temps d’en tirer toutes les conséquences afin de conduire l’action des catholiques désireux de mettre leurs pas dans ceux du bon pasteur.

Puisque tout le mal vient du système capitaliste mondialiste ultralibéral qui marchandise les personnes et détruit la planète, ces nouveaux esclavagistes qui dirigent ces entreprises exploitant la main d’œuvre corvéable à merci et pillant les pays pauvres, ces malfaisants doivent être excommuniés (s’ils sont catholiques) et traduits devant un tribunal international. Le même sort doit être réservé aux grands pontes de la finance, y compris ceux qui dirigent la banque Vaticane auxquels François semble s’être attaqué dès son installation sur le trône de Pierre.

Puisque le mal vient de ces déracinés qui du haut des sièges sociaux hors sol des entreprises « anationales » ne voient dans l’homme qu’un facteur de production, une ressource à combiner au mieux pour la monnayer au maximum, il est temps de restaurer les frontières et la souveraineté des gouvernements pour qu’ils soient en mesure de garantir les droits de leur population y compris ceux des futurs migrants.

Des futurs migrants qui seront d’ailleurs heureux de ne plus être tentés de rejoindre les pays du lucre et de la débauche capitalistes et soulagés de pouvoir donner toute leur virile énergie au service de leur pays qui aura retrouvé les moyens de se construire pas à pas, comme l’ont fait avec efforts et sacrifices, des générations de paysans et d’ouvriers des pays développés qui ont bien mérité le droit de vivre dignement et en paix.

Dans cette nouvelle structure internationale plus vertueuse régie par des principes situés aux antipodes des « structures de péchés » dénoncées à juste titre par l’église catholique, l’aide des pays riches pour leurs frères pauvres aura alors une chance de ne pas tomber dans des puits sans fond où d’ailleurs tous les fonds ne sont pas perdus pour tout le monde, notamment celui des paradis fiscaux !

C’est sans doute ce à quoi devait penser François en parlant des droits des migrants : instaurer un système leur permettant de ne pas migrer ?

Pas étonnant, ce curieux jésuite paré de l’image de François d’Assise sait sans doute qu’il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages !...

Rédigé par Pierre Lours

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