Qui veut faire l'ange fait la bête !

Publié le 28 Septembre 2015

Comment ne pas aimer le Pape François ?

Il fustige la pauvreté, l’injustice, la guerre, l’égoïsme, la cupidité, la pollution, l’irresponsabilité, l’abandon de la famille, la confusion des genres, la science sans conscience, le non respect de la vie et de la Création. Il sourit aux malheureux, soutient le migrant en quête de Paix et de vie meilleure, interpelle les puissants pour les rappeler à leurs responsabilités, adopte une vie simple et dès la première minute de son pontificat demande humblement aux fidèles de prier pour lui.

Cet homme souriant a tout pour nous rallier sous sa cape blanche et nous conduire vers le bon, le beau, le vrai.

Et pourtant ?...

Mettons de côté les aprioris entachant les Jésuites…de jésuitisme hypocrite et opportuniste ; écartons l’idée que ce n’est pas sans raison qu’aucun Jésuite jusque là n’a été élu Pape afin que le Pape « noir » n’entache la chasuble blanche du successeur de Saint Pierre ; acceptons comme une chance qu’enfin le chef de l’église catholique soit apprécié de la caste journalistique asservie aux intérêts financiers et aux valeurs conformes les confortant : essayons de voir l’essentiel.

Cette avalanche papale de justes dénonciations affectant notre monde engendre un malaise, comme si plus rien ne fondait notre existence, comme si la réalité de tous les jours n’était bonne à rien, comme si ce monde en accusation tout azimut révélait la totale culpabilité de l’Occident chrétien, sans appel puisque formulée par une des plus hautes autorités morales et religieuses de ce bas monde. Socrate disait qu’il ne faut pas demander à un ami plus qu’il ne peut donner et là, trop c’est trop.

La mise en accusation du monde occidental fragilise un fondement essentiel du Catholicisme et compromet les chances d’agir efficacement pour corriger les erreurs et les fautes inéluctablement attachées à toute action humaine. Pour mener un légitime combat on galvanise les troupes en leur donnant confiance, on ne mobilise pas en les accusant de tous les maux.

Dans la question des migrants soutenus sans nuance par le Pape François, est-ce de bonne politique que de fragiliser l’Europe en injectant en surdose une population difficilement assimilable, et parfois nettement hostile, qui viendra encore affaiblir la fragile cohésion des nations européennes ? Comment ferons-nous alors pour aider les pays les plus pauvres quand les plus riches seront rendus à l’impuissance comme feu le Liban ?

Qui veut faire l’Ange fait la bête. La tentation est grande d’exercer sa puissance au nom de la Vérité. Jésus l’a éprouvé victorieusement dans le désert.

Prions pour François...et pour nous !

Rédigé par Pierre Lours

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