Par Lilliput !

Publié le 18 Décembre 2014

J'adore Tati. J'ai toujours adoré Tati. Dans ses films, différents de tous les autres, il y a de la vérité et de la poésie.

Play time est un chef d'œuvre, il montre que l'emprise américaine sur l’Europe qui a débuté après guerre, « soft », agréable et moderne, a été beaucoup plus marquante et durable que l’occupation militaire allemande. Mais c’est justement parce que cette nouvelle "occupation" a été douce, agréable et moderne et que les consciences ont été endormies par les bienfaits supposés et inéluctable de la modernité.

Le résistant à cette habile influence a été vite considéré comme asocial ou ignoble réac. Certains ont été marginalisés comme Monsieur Hulot parce qu'ils ne comprenaient pas la folie douce collective qui devenait, par le conformisme du nombre et l'air du temps, la nouvelle raison. Pensez donc !... Quelqu'un de sain d'esprit qui finit par perdre la boule par incompréhension de la folie ambiante devenue la norme, il y a vraiment de quoi devenir fou !

D’autant plus qu’à la domination consumériste américaine est venue s’ajouter le matérialisme marxiste (PC, CGT et autres Mao) qui ont fait l'effet pendant des décennies d'un désherbant sur le terreau de notre culture et de nos traditions.

 

Il est vrai que De Gaulle n’a rien arrangé en abandonnant la Culture aux intellectuels de gauche avec, comme tête de pont, le talentueux, fantasque,prestidigitateur et flatteur Malraux.

Les esprits ont été préparés, façonnés, déformés pour maintenir les Français dans une adolescence égocentriste et infantilisante faisant de l’individualisme et de l’irresponsabilité des valeurs justifiants tous leurs caprices et les mettant dans la main d’un Etat Providence de plus en plus malfaisant.

Malfaisant, omnipotent et donc impuissant car « qui trop embrasse, mal étreint » ; malfaisant car se revendiquant « responsable mais pas coupable » ; malfaisant car oubliant que la Providence ne peut ni ne veut rien si l’homme d’abord ne s’aide pas : « aide toi le ciel t’aidera ».

 

Mais rien n’est définitif dans ce monde, rien d’inéluctable !

Avec le temps, la réalité s'impose toujours et bouscule les vaines constructions des idéologues qui voudraient nous faire prendre leurs vessies conceptuelles pour des lanternes salvatrices !

Ces idéologues ou leurs suiveurs débitent leurs fadaises et jouent avec nous comme les gamins manipulent des soldats de plombs.

 

Qu’ils prennent garde que les pantins ne se révoltent et les ligotent bien serrés, tel de ridicules Gulliver. Par Lilliput !

Rédigé par Pierre Lours

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